Billets de chienzen

  • Plan d'entraînement

    Lorsqu'on pratique une activité sportive ou qu'on souhaite apprendre un comportement à son chien, il est important de prévoir ce qu'on va faire durant une séance d'entraînement. Pendant longtemps je ne planifiais rien, ni avant ni après la séance, ce qui m'a souvent ralenti dans la progression de mes chiens. Parfois, travaillant plusieurs chiens, je ne me souvenais plus où j'en étais avec quel chien! Même si je pouvais travailler le même comportement, ils n'avait pas tous la même vitesse d'avancement. L'utilisation du plan de progression m'a vraiment aidé de ce côté là, me permettant de garder des notes sur les entraînements, de planifier les suivants garantissant ainsi un suivi et une traçabilité.

    Quels sont les avantages d'un plan de progression?

    • On sait exactement ce qu'on souhaite obtenir du chien.
    • On sait quel comportement est ciblé et priorisé durant l'entraînement.
    • En listant les étapes du plan de progression, on peut savoir où on en est et éventuellement revenir en arrière.
    • Il peut être modifié à tout moment: il est parfois nécessaire de rajouter des étapes et surtout des sous-étapes.
    • Il limite la frustration (chez nous comme chez notre compagnon).
    • Il permet de garder une trace des succès et ainsi progresser de façon linéaire.

     

    Comment créer un plan de progression?

    Peu importe le comportement, vous devez tout d'abord avoir une idée précise de ce que vous souhaitez obtenir, puis déterminer les étapes qui seront nécessaires pour y parvenir. Une façon simple de procéder est d'utiliser le "back chaining" ou chaînage arrière en français. Prenons l'exemple du "assis": idéalement, vous souhaitez que votre chien s'assoie et garde la position en toute circonstance. Voici un exemple de plan de progression (liste des étapes):

    1. Leurrer la position "assis".
    2. Diminuer le leurre (renfoçateur puis geste).
    3. Introduire la commande vocale.
    4. Introduire la notion de durée.
    5. Introduire la distraction (mouvements de votre part et/ou distractions environnementales).
    6. Introduire la distance.
    7. Généralisation du comportement.

    Je vous présente là les grandes lignes de cet apprentissage. En fonction de votre chien, vous devrez bien évidemment ajouter un certain nombre de sous-étapes sur lesquelles vous passerez quelques entraînements afin qu'elles soient acquises, avant de passer à l'étape ou sous-étape suivante. Un plan de progression n'est pas une recette de pâtisserie, vous l'aurez compris. Nous interagissons avec des êtes vivants, avec leurs émotions ainsi que des capacités cognitives propres à chaque individu.

    Ce que m'apporte le plan de progression?

    • Informations sur les capacités cognitives du chien que je travaille.
    • Sur quoi cibler les entraînements: comportement, environnement, nombre de répétitions, rythme des entraînements, etc.
    • Les sous étapes (qui peuvent être très nombreuses, notamment pour Jun).
    • Limite l'apprentissage par essais et erreur.
    • Limite la frustration chez le chien comme l'humain.
    • Favorise un apprentissage sans erreur (apprentissage plus rapide).

     

    Je vous présente ci-dessous un entraînement en nosework avec Jun. Bien que sa désignation soit de façon générale excellente, vous observerez sur la première partie de la vidéo que Jun me présente une désignation en position couchée, puis un demi couché, et finalement une désignation parfaite. Dans la deuxième partie, vous pourrez observer que Jun se déconcentre au fil des répétitions. Je vous laisse regarder la vidéo, puis nous allons parler plan de progression ensuite:

    Présentation de la situation avec Jun:

    • Excellente désignation.
    • Son point faible: elle a de la peine à généraliser les comportements.
    • Les répétitions ne sont pas son fort: soit elle va agir par mémoire (problème en voie de résolution), soit elle n'arrive plus à se concentrer.
    • Elle a besoin d'instructions claires.
    • Peine avec l'autonomie en nosework et peut vitre montrer des signaux de stress.

     

    Plan de progression de la première partie dans la vidéo:

    1. Généralisation de la recherche sur contenants - première fois que Jun cherche en "extérieur".
    2. Augmentation du nombre de recherches consécutives - nous sommes à 3 recherches successives pour l'instant.
    3. Augmentation du nombre de contenants (elle était à 3 contenants la semaine passée).

     

    Observations: Jun désigne moins bien que d'habitude et se couche. La veille, j'ai introduit puis fortement renforcé durant la journée le "couché relax" lorsque je m'arrête et m'assoit sur un banc ou lorsque je parle à quelqu'un. Lors de l'entraînement, elle me propose en désignation le dernier comportement qui a été travaillé. Heureusement, elle comprend lors du deuxième passage, et par un marquage sur comportement anticipé que je ne souhaite pas qu'elle se couche. Le 3ème passage est donc effectué de façon conforme à ce que je souhaite obtenir... vous pouvez voir à mon language corporel la joie que j'exprime!

    Plan de progression de la deuxième partie dans la vidéo:

    1. Introduction de l'odeur cible sur le mur d'entraînement (jusque là elle cherchait l'odeur du kong et non la nouvelle odeur, ici l'huile essentielle de bouleau).
    2. Systématique de recherche

    Observations: l'odeur cible est maintenant connue et intégrée. Le point 2. reste encore à travailler puisqu'elle se déconcentre et "sort" de la recherche à plusieurs reprises.

    Vous souhaitez en savoir plus sur la planification et les plans de progression? Inscrivez-vous sans plus tarder sur notre webinaire:

    http://www.chienzen.ch/pages/cours-en-ligne/apprentissage-sans-erreur.html

  • Comportement exigé versus comportement émis

    Quelle est la différence entre  comportement exigé et comportement émis?


    Pour répondre à cette question, abordons tout d’abord ce que sont des deux type de comportement.
    Comportement exigé: on va demander au chien de faire quelque chose, c’est à dire de produire un comportement que nous aurons demandé. L’exemple de plus courant serait « regarde moi ». On le retrouve dans l’éducation canine mais également en rééducation comportementale. On demande au chien de nous regarder, souvent dans le but d’obtenir son attention avant d’exécuter un comportement, ou pour détourner son attention, notamment pour les chiens réactifs.
    Comportement émis: il s’agit de tout comportement spontanément proposé par le chien. Cela peut être nous regarder, s’assoir, se coucher, etc.

    La différence majeure entre ces deux comportements se situe au niveau de l’émetteur de la demande: dans le premier cas, nous sommes acteurs alors que dans le deuxième, le chien est lui-même acteur du comportement. C’est lui qui a pris la décision de nous regarder, pour reprendre cet exemple.
    Abordons maintenant le pour et le contre des comportements émis et exigés, ainsi que ce que ça implique pour le chien et pour nous. Dans le cas du comportement exigé, le chien n’a que deux options: répondre à notre demande (il sera donc renforcé pour ce comportement) ou faire la sourde oreille (ce qui engendrera de la frustration chez nous). « Range ta chambre! »… ces mots résonnent encore dans ma tête, bien que je sois partie de chez mes parents il y a plus de 20 ans. Qui éprouve un réel plaisir à ranger lorsque la demande est exigée de la sorte? En revanche, nous prenons parfois (on va dire certains plus que d’autres) l’initiative de ranger, organiser, voir plonger dans un nettoyage de printemps, et ce de notre propre chef. Et là, quelle satisfaction! Quel plaisir du travail accompli lorsqu’on observe le résultat de quelques minutes ou quelques heures de rangement. N’en serait-il pas de même pour nos compagnons canins? Je ne parle pas de leur faire ranger leur chambre, mais de façonner des comportements qui sont importants pour nous, tout en laissant notre chien en prendre l’initiative.


    Une des problématiques récurrentes en éducation canine est la marche en laisse. Ce comportement n’est absolument pas naturel pour nos compagnons, et pourtant nous en avons régulièrement besoin, pour leur sécurité surtout. Bien souvent la faille provient du manque d’attention que le chiot ou jeune chien porte à celui qui se trouve à l’autre bout de la laisse: nous humains.
    Lorsque je parle d’ « attention », je pense surtout au focus. Un chien ne peut clairement pas marcher en laisse en étant attentif à nous moindre faits et gestes, mais l’apprentissage de la marche en laisse ne peut se faire à mon sens sans focus.

    Qu'est-ce que le focus ?

    Le focus est tout simplement l'attention que votre chien va porter à la tâche qu'on lui demande. Est-il concentré ? Est-il en mesure de travailler ? Bien à son affaire ?
    Avoir un chien concentré dépend de plusieurs facteurs :
    Etat cognitif : il s'agit de l'ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance et mettent en jeu la mémoire, le raisonnement, l'apprentissage, l'intelligence, la résolution de problèmes, la prise de décision, la perception ou l'attention. On sait aujourd'hui, grâce aux recherches et tests effectués sur nos compagnons qu’ils ne sont pas tous égaux face à la cognition. Certains chiens sont plus avantagés que d'autres, en fonction de leur génétique, de leurs origines, mais également de l'environnement dans lequel ils ont grandi ou celui dans lequel ils évoluent.

    Etat émotionnel : tout comme nous, les chiens peuvent passer par des hauts et des bas. Ils sont souvent joyeux, mais ils peuvent aussi être tristes ou stressés. Lorsqu'on parle de stress (rupture de l’équilibre/homéostasie) chez le chien, il s'agit la plupart du temps de l'impact de l'environnement sur leur état émotionnel. Prenez l'exemple d'un chien sensible au bruit : vous le sortez pour effectuer une recherche en extérieure, et sur le trajet jusqu'à la zone de recherche, vous croisez une moto qui pétarade et effraie votre chien ! Il y a fort à parier que cet évènement va affecter votre compagnon sur une durée plus ou moins longue. Pensez-vous qu'il sera à même d'effectuer la recherche correctement ?

    Etat de la motivation : dans tout apprentissage ou tâche à effectuer, la motivation remplit un rôle important. Quel bénéfice retire votre chien de l'enseignement ? S'il est renforcé avec des récompenses de valeur haute (fromage, saucisse, etc.) il est probable qu'il sera plus attentif et plus enclin à répéter une action bien payée. L'historique de renforcement va également avoir une incidence sur cette motivation : il ne suffit pas de récompenser 2-3 fois pour obtenir une association forte entre la tâche à accomplir et l'envie de le faire. Ne lésinez pas sur ces renforcements et renforçateurs lors de la phase d'apprentissage. Plus l’expectative du chien sera importante sur cette tâche, plus sa motivation sera haute.

    Etat physiologique : il s'agit de l'état physique de votre animal. Mon chien est-il en bonne santé ? A-t-il faim ou soif ? A-t-il besoin d'aller aux toilettes ? Est-il malade ou peut-être patraque aujourd'hui ? Ressent-il des douleurs ? Tous ces facteurs physiques vont avoir une implication sur sa concentration à effectuer une tâche donnée.

    Un dernier facteur à prendre en compte : VOUS. Comment vous sentez-vous aujourd'hui ? Avez-vous envie de vous amuser avec votre chien ? Etes-vous de bonne humeur ou vous sentez-vous fatigué ? Vos émotions, votre motivation et votre état physiologique vont également avoir un impact sur votre chien. Il s'agit d'un travail d'équipe alors assurez-vous d'être aussi en forme que votre chien au moment des exercices ou séances d'apprentissage.

    Le focus comme bouton de départ ? C'est une excellente technique. Quand je débute un exercice, je "demande" à mon chien s'il est prêt. Et si j'ai un doute, j'attends qu'il m'offre le regard qui veut dire : "bon, alors, on y va ? on le fait ce truc ?". A ce moment-là je sais que je peux demander à mon chien d’executer un exercice, ou d’observer ce que je fais, parce que je vois qu'il est bien concentré et qu'il a envie.
    Le bouton de départ sera votre petit rituel pour débuter tout apprentissage avec votre chien. Cela lui permettra, à terme, de savoir exactement ce qu’on attend de lui.
    Comment choisir son bouton de départ ? Tout simplement en prenant un comportement que votre chien connait bien et qu'il aime faire ! Ça peut être "assis", "terre", mais aussi "donne la patte", "tourne sur toi-même", « touche la main », etc. J'insiste simplement sur le fait que ça doit être un comportement qui lui plait ; vous éviterez ainsi de faire baisser sa motivation d’apprentissage avec une contrainte.
    Une fois que vous avez choisi votre bouton de départ, votre petit rituel, vous allez le mettre en place avant chaque exercice. Il s'agit d'un comportement simple qui va avertir le chien de ce que vous allez lui demander. A force de répétition, il va faire le lien entre ce comportement et ce qui va suivre.


    Pour reprendre l’exemple de la marche en laisse, cet exercice si compliqué pour bon nombre peut être simplement mis en place de façon ludique et aisée dès les premières semaines à nos côtés, pour autant qu’on tienne compte du focus du chien/chiot ainsi que de l’environnement dans lequel on le met en place. En renforçant la marche en laisse détendue, sans demander quoi que ce soit au chiot, mais en récompensant les bons comportements, notamment le focus et surtout la laisse détendue, on s'assure que le chiot ne prenne pas de mauvaise habitude.

  • La loi de l'effet

    Tout acte qui, dans une situation donnée, produit de la satisfaction, a plus de chances de se reproduire si une situation analogue survient à nouveau.  Thorndike 1911

    La loi de l'effet est un des principes qui gouvernent l'apprentissage par conditionnement opérant. Cette loi postule qu'une réponse (comportement) est plus susceptible d'être reproduite si elle entraîne une satisfaction pour l'organisme, et d'être abandonnée s'il en résulte une insatisfaction. En d'autres termes, si la connexion « situation–réponse » est suivie d’un état de satisfaction (donc la récompense) le comportement appris a plus de chance d'être reproduit. Cette loi a été formulée en 1911 par Edward Thorndike posant ainsi les bases du conditionnement opérant largement développé par B.F. Skinner.

    Thorndike a observé toute forme vivante apprend par essais et erreurs, à la fois chez l'être humain et dans le règne animal. Ce type d'apprentissage est évident lorsqu'une personne se trouve dans une situation problématique qui doit être résolue et / ou surmontée afin d'atteindre un objectif spécifique.

    La loi de l'effet d'Edward Thorndike est l'une des théories dites de stimulus-réponse, théories fondamentales pour les principes de conditionnement.

    Thorndike a utilisé des boîtes de puzzle pour ses expériences ; son but était d'étudier comment les animaux apprennent. Bien que fermées, ces boîtes contenaient un petit levier qui permettait à l'animal de s'échapper lorsqu'il était activé. Pour l’expérimentation, Thorndike a mis un chat dans la boîte de puzzle et a ensuite placé un morceau de viande hors de la boîte avec pour but de voir quel effort l'animal offrait pour s'échapper et obtenir la nourriture. Bien que la première fois les chats aient appuyé sur le levier par accident, ils ont répété l'action depuis la première fois qu'ils avaient obtenu une récompense. À chaque essai, Thorndike remarqua que les chats devenaient beaucoup plus rapides en ouvrant la porte. En appuyant sur la manette, l’apparition du comportement augmentait au fil des répétitions, ce que Thorndike a appelé la loi de l'effet.

    Suivant cette loi, Skinner (1951) proposa qu’un son soit émis par l’entraîneur, par opposition à un autre type de stimuli (visuel par ex.) ; le son peut être expérimenté et perçu depuis une grande variété de lieux et distances. La loi de l’effet est historiquement à l’origine du conditionnement opérant.

    L’apprentissage par essais et erreur (loi de l’effet), traditionnellement utilisé et présent dans la nature, n’existe pratiquement plus aujourd’hui en éducation canine (sauf quelques vieux de la vieille qui persistent à l’utiliser). Un apprentissage sans erreur est largement préféré. Si vous souhaitez en savoir plus sur l’apprentissage sans erreur, cette approche fera l’objet prochainement d’un webinaire.

    Thorndike cat box

  • Le nez du chien

    Saviez-vous que l’odorat est le premier des 5 sens actifs chez le chien, mais aussi le dernier?

    En effet, les chiots naissent sourds et aveugles; on parle alors de période néonatale. Leurs yeux s’ouvriront progressivement vers 10-14 jours de vie, suivis quelques jours plus tard par l’ouverture du canal auditif. Ils seront complètement « opérationnels » vers l’âge de 3 semaines environ, avec un accroissement rapide de leur développement locomoteur. Naître sourd et aveugle représente un sérieux handicap pour les chiots! Comment trouver la mamelle nourricière?


    Si vous avez eu la chance d’observer une portée de chiots de quelques jours, il est intéressant d’observer ces petits êtres balancer leurs têtes à droite, à gauche, humer l’air… pour localiser leur mère, puis se diriger maladroitement tant bien que mal vers elle afin de trouver la bonne mamelle (oui, parce que bien souvent, on retrouve le même chiot toujours à la même tétine!). On peut donc aisément en conclure que le premier sens que développe un chiot est celui de l’odorat. Ce sens qui lui permettra de se nourrir, de grandir, et donc de vivre.
    Les chiens adultes vont bien entendu garder ce sens très développer, mais ils s’appuieront également sur la vue. Lorsqu’un chien nous cherche ou qu’il se met en mode « chasse », il va bien souvent chercher à vue, dans un premier temps, puis si cette recherche ne donne rien, il passera en mode olfactif. Le chien est donc majoritairement visuel et olfactif - l’humain quand à lui est visuel et auditif. Si vous vous perdez un jour en forêt, vous allez observer, scruter les environs du regard afin de voir si vous voyez quelque chose (une issue à cette forêt!). Si cette technique ne donne rien, vous vous mettrez rapidement à tendre l’oreille, pour tenter de percevoir un éventuel signe de civilisation (voiture, bruit mécanique, voix humaines, travaux, etc.) qui signifierait que vous ne vous retrouverez pas livré à vous-même! Nous sommes donc visuels et auditifs.


    En vieillissant, tout comme nous, les chiens vont perdre en acuité visuelle, parfois atteints de cataracte, voir même devenir totalement aveugles. Leur ouïe pourrait également se retrouver affectée par le poids des années. Progressivement, vous pourriez vous rendre compte que votre chien ne répond plus à vos demandes, ignore vos appels, voir même ne réagit plus au moindre bruit, signifiant qu’il est devenu sourd. En revanche, l’odorat ne subira quasiment jamais (les cas d’anosmie chez le chien sont rarissimes) la quelconque altération temporelle. D’ailleurs, les vieux chiens sont rarement affectés par une cécité progressive: ils apprennent à compenser, notamment avec leur nez.


    Pour conclure, je dirais que le flair du chien est son assurance vie… grâce à son odorat développé, il sera toujours capable de se diriger, continuant ainsi à voir en 3D, un peu à la façon qu’ont les chauves-souris d’utiliser les ultrasons (le chien n’a évidemment pas cette capacité).


    Si vous souhaitez pratiquer une activité sportive autour du flair, jetez un oeil sur le lien ci-dessous:
    https://chien-zen.teachable.com/p/detection-sportive-nosework

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  • L'apprentissage de la propreté

    Guide pour l’apprentissage de la propreté chez le chiot

    Dans un premier temps, choisir un endroit pour le chiot, son lieu de couchage peut sembler anodin, mais s’avère essentiel dans l’apprentissage de la propreté. Lui offrir un endroit adapté permettra un apprentissage plus rapide et facile, pour vous comme pour lui ; l’idée majeure étant qu’il n’ait pas ou peu la possibilité de se soulager en intérieur.

    Le lieu de couchage

    Votre chiot aura besoin de sorties fréquentes les premières semaines ; il est donc important de choisir un endroit adéquat et proche de la sortie. Mais attention, les endroits de passages (entrée, couloirs, etc.) sont à éviter. Si vous avez une famille nombreuse, il est primordial de choisir un endroit au calme pour que le chiot ne soit pas dérangé lors des phases de sommeil ou repos. De plus, placer le chiot dans l’entrée pourrait lui indiquer que vous souhaitez qu’il gère les entrées et sorties des membres du foyer, et le placer en position de garde. La plupart des chiens sont très mal à l’aise dans cette fonction et pourraient vite montrer des signes de malaise (anxiété, stress, etc.).

    Lors de vos absences

    Si vous avez un parc bien adapté pour votre chiot, n’hésitez pas l’y laisser lors de vos absences (course extérieure, chercher le courrier, rdv médecin, etc.). Afin que cet endroit soit apprécié, vous pouvez lui servir ses repas dans cet endroit ; le mettre dans le parc pour les moments de repos/sieste avec éventuellement un jouet qu’il apprécie ou un article à ronger (nerf de bœuf, oreille de veau ou lapin, etc.). Il associera rapidement son parc à un endroit super sympa et ne verra aucun inconvénient à y rester 1 ou 2 heures si vous devez vous absenter. Vous pourrez moduler et agrandir le parc en fonction de ses besoins, de son rythme d’apprentissage et de sa croissance.  Si vous n’avez pas de parc, une cuisine fermée ou une pièce dédiée fera très bien l’affaire ; habituez le chiot à y passer du temps comme décrit ci-dessus. Pensez bien qu’un chiot peut avoir des accidents de propreté ; l’idéal est d’avoir un sol en carrelage. Si vous avez du parquet, vous pouvez acheter du sol vinyle de la taille de la pièce pour protéger votre parquet. Que ce soit dans son parc ou dans sa pièce, placez un coin « toilette » avec des tapis de propreté ou de toilettes pour chats dans lesquelles vous aurez disposé des granules de paille (cf photo dans la section « Apprentissage de la propreté »). Assez rapidement, lorsque le chiot est propre, vous n’aurez plus besoin du parc ni de l’enfermer dans une pièce. Vous profiterez simplement de moments où il est fatigué (sieste, moment de repos) pour sortir sans lui.

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